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Communiqué sur l’enseignement laïque de la morale à l’école

Monsieur Vincent Peillon alors ministre de l’éducation nationale avait pris deux initiatives tout à fait positives :

  • Élaborer, afficher et expliquer une charte de la laïcité à l’école ;

  • Créer un enseignement de morale laïque.

Sur ce dernier point, le ministre avait désigné une commission tendant à définir cet enseignement.

Un rapport a été déposé et il a été finalement décidé de modifier le terme et de retenir celui d’enseignement laïque de la morale.

Celui-ci devait être effectif à la rentrée 2014 ou 2015.

Force est aujourd’hui de constater que le successeur de M. Peillon, M. Benoît Hamon a renié les engagements pris par son prédécesseur.

On apprend aujourd’hui en effet que le terme enseignement laïque de la morale est transformé en enseignement civique et moral !

Le terme laïque n’apparaît qu’une fois dans l’exposé des sept grands principes qui sous-tendent ce nouveau programme, proposé du cours préparatoire à la classe de troisième.

C’est ce qui ressort des propositions du ministre au Conseil supérieur des programmes publiées le 3 juillet dernier et qui rappellent étrangement les actuels enseignements d’éducation civique.

Ainsi une fois encore la laïcité fait peur, et réduire cet enseignement laïque de la morale a une simple instruction civique revient naturellement à un retour en arrière.

C’est donc à nouveau au sein même du ministère de l’éducation nationale le triomphe de ceux qui pensent que le terme laïque est un « gros mot » et peut mettre en danger la diversité.

C’est donc un recul qui doit être dénoncé de la manière la plus ferme.

Monsieur Hamon n’est pas Monsieur Peillon, et nous ne pouvons que regretter cet invraisemblable recul, sur ce point, du gouvernement.

Jean-Michel QUILLARDET

Président de l’Observatoire International de la Laïcité

contre les dérives communautaires

Chargé de l’enseignement de la laïcité à l’université d’Évry

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Indignation

La Cour d’appel de Monastir en Tunisie a confirmé lundi 25 juin 2012 la condamnation à sept ans d’emprisonnement d’un jeune tunisien de 28 ans qui avait publié sur sa page facebook des caricatures de Mahomet.

Il avait été condamné en 1ère instance à une peine de sept ans et demi de prison et est d’ores et déjà incarcéré et ce, pour trouble à l’ordre public, « préjudice causé à des tiers à travers les réseaux publics de communication et atteinte à la morale (…) » !!!

Cette décision de justice est évidemment indigne, inacceptable, intolérable.

Sept ans de prison pour avoir manifesté une libre expression.

La révolution démocratique tunisienne a donc recréé le délit de blasphème et porte ainsi atteinte d’une manière moyenâgeuse à la liberté de conscience.

La communauté internationale se tait : aucune réaction d’aucune sorte.

Nous appelons le gouvernement français et l’ensemble des associations de défense des droits de l’homme à faire pression sur le gouvernement tunisien pour que cette décision d’un autre âge soit annulée et le jeune homme en question, immédiatement libéré.

Le silence qui a suivi l’annonce de cette condamnation, qui n’a fait que quelques entre-filés dans la presse française, est par ailleurs inquiétant.

La prise en otage de la laïcité par l’extrême-droite française notamment au cours de la campagne présidentielle et législative ne doit pas intimider et rendre prudent tout ceux qui sont attachés aux principes de laïcité et de liberté de conscience.

Ce n’est pas s’ingérer dans les affaires d’un autre pays, ou d’une autre culture, ce n’est pas stigmatiser une religion ou une population en particulier, ce n’est pas faire preuve de néocolonialisme, ce n’est pas faire le jeu de l’extrême-droite que de condamner de la manière la plus claire, la plus ferme, une décision de justice qui nous ramène au temps des barbaries…

C’est au nom des principes universels de liberté et de démocratie que tous les humanistes doivent aujourd’hui se mobiliser pour que de telles ignominies ne se perpétuent et ne se renouvellent pas ici ou ailleurs.

De compromis en compromis, de concession en concession, de prudence en prudence, nous laissons porter atteinte à la liberté de conscience, fondement même du pacte démocratique.

Que chacun reprenne ses esprits, et sans pudeur, ce combat d’avenir pour l’ensemble de la communauté humaine.

Jean-Michel QUILLARDET

Président de l’Observatoire International de la Laïcité

contre les dérives communautaires

Une nouvelle voie ?

L’Observatoire international de la laïcité salue le nouveau gouvernement de la République française.


Il donne acte au Président de la République de ses trois objectifs en matière de laïcité, partagés par l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires, à savoir :


  • La constitutionalisation de la Loi de 1905 ;
  • Une laïcité républicaine sans stigmatisation d’aucune religion, ethnie ou communauté ;
  • Une République Une et Indivisible sans communautarisme.


L’Observatoire international de la laïcité se réjouit par ailleurs de la nomination au ministère de l’Intérieur, traditionnellement chargé de la laïcité et de ses relations avec les cultes de la nomination de Monsieur Manuel VALLS, dont les prises de position ces dernières années quant à la laïcité républicaine sont sans ambiguïtés.


Ferme dans ses principes, apaisée dans son expression, la laïcité républicaine se voit ouvrir, par l’élection du Président de la République et la constitution d’un nouveau gouvernement, une nouvelle voie, à laquelle l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires entend prendre sa part.


Jean-Michel QUILLARDET

Président de l’Observatoire International de la Laïcité

contre les dérives communautaires

Sur l’Église, les défenseurs des Droits de l’Homme et l’État.

COMMUNIQUÉ

de l’Observatoire international de la laïcité

contre les dérives communautaires


L’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires :

–         rappelle que la laïcité n’est aucunement une atteinte à la liberté d’expression et que dans ces conditions, les positions prises ces jours derniers quant à la politique sécuritaire du gouvernement, par l’Eglise catholique sont tout à fait légitimes ;

–         par contre dénonce, au moment où le ministre de l’Intérieur reçoit le Président de la Conférence épiscopale en suite de ses déclarations, à nouveau le caractère privilégié que le gouvernement accorde aux relations avec les autorités religieuses ;

–         s’étonne en effet que le ministre de l’Intérieur n’ait pas aussi reçu, ensuite de leur indignation, le Président de la Ligue des Droits de l’Homme, les représentants de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, le Grand Orient de France, etc. ;

–         marquant ainsi l’indifférence dont sont l’objet tous ceux qui militent pour les libertés individuelles, collectives et les Droits de l’Homme en ne se fondant pas sur une conception métaphysique de la société ;

–         s’indigne que non seulement le Président de la conférence épiscopale soit reçu par le ministre de l’intérieur mais qu’il le sera également dans les prochains jours par le Président de la République ;

–         affirme que la laïcité c’est la reconnaissance par l’État de toutes les sensibilités qu’elles soient spirituelles ou non et qu’en l’espèce seule a été à nouveau préférée la sensibilité religieuse.

En cela, l’attitude des pouvoirs publics constitue une atteinte aux principes de laïcité républicaine.

Jean Michel QUILLARDET,

Président de l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires.

Une loi politique et ses remous juridiques autour de la burqa

Dans un article du quotidien régional Sud Ouest publié le 20 mai dernier, la journaliste Hélène Rouquette-Valeins revient en détail sur les principales questions que soulève le projet de loi sur le voile intégral. De quoi s’agit-il? Pourquoi légiférer? Qu’est-ce que cette loi pourrait déclencher sur le plan juridique? Que cache le voile intégral sur le plan politique?

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POSITION SUR LE VOILE INTÉGRAL

Au moment où le Parlement examine une résolution et où le gouvernement s’apprête à proposer une loi portant sur le voile intégral, l’Observatoire international de la laïcité se déclare favorable à une législation interdisant le port du voile intégral dans tous les espaces accessibles au public. Lire la suite…

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